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incendies sauvages |
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1 - Les surfaces brûlées
Les incendies sauvages, dit "feux de brousse", ont des effets
désastreux sur la biodiversité et touchent des
surfaces de plus en plus grandes en province Nord.
Saison de feux |
Surface estimée
(ha) |
1998-99 |
1 320 |
1999-00 |
3 300 |
2000-01 |
11 550 |
2001-02 |
14 520 |
2002-03 |
31 200 |
En 2002-2003, c'est plus de 3% de la surface de la province
Nord, soit 2 fois la surface de l'île des pins qui est
partie en fumée
2 - Causes
Le feu est toujours d'origine humaine. Il est souvent utilisé pour
chasser les espèces envahissantes. Pourtant c'est l'effet
inverse que l'on obtient. Par exemple, en brûlant le
couvert végétal existant, on chasse les cochons
vers les zones plus riches en nourriture (par exemple les champs
cultivés par l'homme) et on détruit toutes les
espèces animales ou végétales, ce qui
prépare le terrain pour les espèces les plus
envahissantes . On ne compte plus également les feux
allumés par malveillance. Le feu est donc une solution
de facilité à très court terme, une mauvaise
réponse à de vraies questions (lutte contre les
espèces envahissantes, problèmes sociaux, etc.).
Trop souvent aussi, les feux sont dus à l'inattention,
l'inconscience ou l'incompétence.
3 - Conséquences
La végétation protège le sol de l'érosion
qui peut être très forte en Nouvelle-Calédonie.
Elle régule aussi l'alimentation en eau des sources
et des creeks en jouant un rôle "d'éponge".
De
plus, des êtres vivants invisibles et pourtant essentiels
vivent dans les sols : la microfaune et la microflore
du sol , qui assurent la transformation de la matière
organique de surface en humus , puis en nutriments pour les
plantes. L'humus a un rôle important comme rétenteur
d'eau et comme stabilisateur des sols face aux aléas
climatiques.
Non seulement le feu détruit la végétation,
mais en plus il stérilise le sol : il entraîne
donc le dérèglement du régime des cours
d'eau, déclenche l'érosion, fait disparaître
des espèces rares et favorise le développement
des espèces envahissantes.
> A
force de brûler de façon répétitive,
la végétation finit par ne plus être capable
de reprendre le dessus, et les phénomènes érosifs
se déclenchent (JJ Cassan, 2002)

D'un
feu sur l'autre, la faune et la flore sont de moins en moins
variées : seules les plus résistantes
aux feux et celles qui se réinstallent le plus vite
persistent. Puis, si les feux continuent à se répéter,
peu à peu même les végétaux les
plus résistants "abandonnent la partie". Dans certaines
régions, à cause des feux, la province Nord se
désertifie lentement.
Aujourd'hui, le feu à déjà causé des
dégâts irrémédiables à notre
patrimoine : on sait par exemple qu'il est en grande partie à l'origine
de la disparition de la forêt sclérophylle, du
recul des forêts humides ou de l'assèchement de
nombreux cours d'eau. Dans certaines vallées, il devient
difficile de cultiver, d'arroser, de boire, de chasser, bref,
de vivre.
> La végétation qui repousse après
incendie est de plus en plus pauvre et de plus en plus inutile
aux hommes comme aux animaux (JJ Cassan, 2002)
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