L'environnement > Richesse biologique exceptionnelle |
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La richesse de la Nouvelle-Calédonie
en matière de faune et de flore est mondialement connue .
Par sa situation géographique, son insularité et son
cousinage lointain avec le Gondwana , la Nouvelle-Calédonie
est un joyau du monde vivant, avec un nombre d'espèces endémiques
record, et des originalités exceptionnelles, ce qui en fait
le 5ème pays le plus riche du Monde en terme de biodiversité.
La biodiversité de la province Nord, moins peuplée
et au développement économique plus mesuré,
contribue grandement à ce rang mondial.
Des chercheurs
des quatre coins du monde viennent en province Nord pour améliorer
le savoir sur une biodiversité si vaste qu'une partie est
encore inconnue. Par exemple, la faune d'eau douce vient tout juste
de faire l'objet d'un atlas , et la flore de Nouvelle-Calédonie
est encore en cours de description.
> Endémisme terrestre de la Nouvelle-Calédonie
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Nombre d'espèces identifiées |
Taux d'endémisme |
Plantes à fleur |
3 250 |
79 % |
Gymnosperme |
43 |
100 % |
Invertébrés |
4 500 |
60 % |
dont fourmis |
160 |
66 % |
Reptiles terrestres |
71 |
86 % |
Oiseaux |
148 |
33 % |
Chiroptère |
9 |
66% |
Poissons d'eau douce |
64 |
17 % |
Décapodes d'eau douce |
37 |
38 % |

>
Le Lavoixia
macrocarpa , avec son "pied" caractéristique,
est une illustration de l'endémisme, et même du
micro-endémisme que l'on peut trouver en province Nord :
c'est un palmier dont on ne connaît plus qu'un seul peuplement,
rassemblant environ 30 individus, sur le Mont Panié (JJ
Cassan, 2003)
Sur la côte ouest, la savane à niaoulis (Melaleuca
quinquenervia), aujourd'hui devenue un paysage typique
de l'ouest calédonien, est pourtant pour une bonne
part un paysage artificiel, issu du défrichement volontaire
ou accidentel par le feu.
La savane à nioulis se partage
avec les fourrés à Gaïacs ( Acacia
spirorbis) les plaines littorales de la côte ouest
fortement marquées par l'élevage. Les forêts
sèches occupaient pourtant une bonne partie de ces
surfaces, alors qu'elles ne subsistent plus aujourd'hui que
sous forme de lambeaux. Sur la côte est, c'est la forêt
humide qui constitue le paysage dominant, sauf dans les vallées
ou le feux la fait reculer. Elle constitue le milieu naturel
le plus riche et le plus exceptionnel de la province Nord.
Les mangroves, relativement bien préservées
en province Nord, ne sont pas constituées d'espèces
exceptionnelles, mais jouent un rôle écologique
considérable en hébergeant les juvéniles
de nombreux animaux du lagon, en filtrant les eaux chargées
de sédiments, et en protégeant les côtes
des effets des cyclones.

>
Le "Noreil",
ainsi nommé par rapport à ses pectorales
surdéveloppées (Rhyacichthys guilberti)
est un poisson endémique à la province Nord.
A ce jour, il n'a été identifié que 5
individus dans deux rivières (Photo : E. Vigneux)
Outre ses richesses terrestres, la province Nord comporte également
un vaste lagon d'une surface avoisinant les 15 500 km². Ce
lagon est lui aussi très riche en terme de biodiversité,
avec plus de 15 000 espèces, et s'intègre dans la
seconde plus grande barrière récifale du monde (1600
km de long), avec une grande diversité morphologique, et
un des rares exemples de double barrière récifale
vraie dans le Monde.
Les aires protégées permettent de mettre sous
un régime particulier de protection les zones jugées
les plus vulnérables et/ou les plus intéressantes.
Elles sont au nombre de cinq en province Nord.
Nom |
Commune |
Surface (ha) |
Date de création |
Statut |
Ile de Pam |
Ouégoa |
460 |
1980 |
Réserve spéciale de faune |
Aoupinié |
Ponérihouen, Poya |
5400 |
1975 |
Réserve spéciale de faune |
Etang de Koumac |
Koumac |
53 |
1989 |
Réserve spéciale de faune |
Mont Panié |
Hienghène, Pouébo |
5000 |
1950 |
Réserve spéciale botanique |
Baie de Nékoro |
Poya |
1260 |
2000 |
Réserve spéciale marine |
La réserve du Mont Panié, prioritaire en terme
de biodiversité, est en train de faire l'objet d'un
travail de coopération dans le cadre d'un projet de
conservation en cogestion avec les populations locales.
L'isolement millénaire de la Nouvelle-Calédonie à l'origine
de son extraordinaire biodiversité a été interrompu
par la colonisation, d'abord mélanésienne, puis
occidentale. Cette colonisation a d'ores et déjà causé la
disparition d'espèces uniques , du fait de l'utilisation
anarchique des ressources et de l'introduction d'espèces
envahissantes. Ainsi, la Nouvelle-Calédonie détient également
la triste place de 12 ème pays dans lequel les milieux
naturels sont les plus menacés au monde. Les deux plus
importantes menaces directes sur la biodiversité de
la province Nord sont les incendies
sauvages et les espèces
envahissantes .
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