L'internat provincial veut favoriser la mixité et le respect de la jeune fille

Samedi 9 mars 2019

Dans le cadre de la mise en place de la mixité au sein de l’internat provincial, une cinquantaine de pensionnaires ont participé à l’élaboration d’un projet sur la Journée internationale des droits de la femme

«Cette année, nous priorisons les actions qui permettront la mixité, celles qui permettront une meilleure collaboration entre garçons et filles dans tous les domaines. Nous voulons arriver à faire des études mixtes, afin que les garçons et les filles puissent étudier ensemble », plaide Sylvain Mingoual Tagliante Sanacino, le directeur de l’établissement. « Une autre volonté de l’internat est de pouvoir développer des activités sportives, des activités de théâtre, des activités de jardinage, toutes sortes d’activités dans lesquelles nous pourrons effectivement amener la mixité. »

Faire baisser la discrimination

Un constat fait apparaître que certains garçons, perturbés par l’arrivée de filles dans leur cadre de vie, développent des attitudes contre- productives. « Ne parvenant pas à aller leur parler, ils se mettent dans un coin pour les siffler. Nous essayons de leur expliquer que ce n’est pas comme ça dans la vie, et que s’ils continuent à agir ainsi, ils n’arriveront jamais à avoir de relations stables », ajoute le chef d’établissement. La direction et l’équipe éducative souhaitent que les relations entre garçons et filles soient normalisées de manière à ce que chacun puisse grandir et évoluer sans la crainte de l’autre. C’est en effet une des priorités de la Defij (Direction de l’enseignement, de la formation, de l’insertion et de la jeunesse de la province Nord) de lutter contre la discrimination.

« L’année dernière, nous avons connu de nombreux actes d’incivilité que nous connaissons encore maintenant au sein de l’établissement. Les garçons n’ont pas le respect de la jeune fille, de la femme », observe pour sa part Marie-Anne Leulagi, adjointe d’éducation au collège et à l’antenne de lycée professionnel. « Nous désirons mener des actions pour favoriser la mixité de façon à ce que les garçons et les filles puissent se retrouver de manière plus apaisée. Qu’on cesse tous ces comportements où, par exemple, on siffle les filles. Pour certains, leur mode de communication, ce sont les insultes. Nous désirons que cela cesse et qu’il y ait une communication normale entre eux. Nous sommes dans une démarche humaine de normalisation de leurs relations entre eux », insiste le directeur.

La Journée internationale des droits de la femme est une aubaine pour sensibiliser les jeunes hommes à cette acceptation de leurs homologues féminines. « Malheureusement, la configuration de ce début d’année a fait que nous n’avons pas vraiment pu travailler sur le sujet. Cependant, tout au long de l’année, nous sommes déterminés à mener des actions qui permettront de faire baisser les discriminations », augure le directeur.

Les Nouvelles-Calédoniennes