Les automobilistes vont devoir ralentir à Koé

Mercredi 13 décembre 2017

Déjà reportée à deux reprises pour cause de mauvaise météo, l’inauguration de la « nouvelle entrée » de Koé a enfin eu lieu, lundi, en présence des représentants de la province Nord, de la Daf (Direction de l’aménagement et du foncier), de la gendarmerie, des coutumiers et même des élèves du cycle 2 des écoles Marie-Emerante et de Koé, car ils ont travaillé sur la réalisation de panneaux pédagogiques.

Une « nouvelle route » pour beaucoup, parce qu’après la réfection de la chaussée, une nouvelle signalisation a été mise en place. « On avait l’impression d’arriver dans l’agglomération à partir du rond-point, or, la traversée de Koé est dans l’agglomération. Mais l’entrée n’était pas visible », a rappelé Jean-Paul Moestar, directeur de la Daf.

D’autres secteurs intéressés

C’est à partir d’un projet, né en 2015 et présenté en avril 2016, qu’il a été décidé de marquer cette entrée pour qu’enfin, les automobilistes prennent conscience qu’ils traversent une zone habitée. L’objectif était de les obliger à ralentir par la mise en place de trois plateaux surélevés. « Nous avons préféré cette méthode, plus douce, qui permet d’être moins secoué, mais qui demande malgré tout un ralentissement », explique Jean-Paul Moestar.

Quatre passages piétons en chicanes viennent compléter ces aménagements. « Cela permet d’avoir tous les cinq cents mètres un obstacle qui oblige à réduire la vitesse », a ajouté le directeur de la Daf. Enfin, pour permettre une bonne visibilité des plateaux surélevés la nuit, un lampadaire a été installé au niveau de chacun d’eux. Sous la responsabilité de la mairie cette fois, des radars pédagogiques doivent encore être installés.

« Ce n’est plus un rêve, c’est une réalité. C’est une première et on va voir si ça va bien répondre à l’objectif que nous avons fixé sur ce projet pour, par la suite, l’étendre à d’autres communes. Nous avons déjà quelques courriers d’autres tribus qui sollicitent également l’aménagement de leur traversée », a conclu Jean-Paul Moestar.

Le coût de cet aménagement, au niveau infrastructure, s’élève à 30 millions de francs, dont 50 % proviennent de la subdivision de Touho et l’autre moitié de crédit d’investissement.

Les Nouvelles-Calédoniennes