Investir sur terres coutumières

Ne se décrétant pas, l’aménagement sur terres coutumières suppose que des représentants coutumiers en manifestent l’intérêt. Cette décision est le fruit d’un parcours interne souvent long, comportant une part « invisible » (le temps des échanges) et « visible » (matérialisée par des actes).

Ce temps de maturation est indispensable pour que les coutumiers s’accordent sur une vision globale de la valorisation de leur territoire en déterminant notamment les zones dédiées au logement de leurs populations et celles destinées à accueillir des projets collectifs (habitat, activités économiques, équipements publics).

En l’état actuel de la réglementation et des modalités de portage financier, l’aménagement des terres coutumières est parfaitement possible. Les réalisations sur la zone VKPP en sont une bonne illustration. Deux d’entre-elles sont décrites ci-après:

  • Investir sur le Parc d’Aménagement et de Développement de Bako (Baco)

    Le Parc d’aménagement de Bako : s’implanter sur terres coutumières 

  • Opération Gou Mê Wêê sur les terres de la tribu de Koniambo

    Projet de très grande envergure, la construction de 115 villas F3 et F4 est en cours d’achèvement sur les terres coutumières de Koniambo. Treize clans se sont réunis au sein du GDPL Gou Mê Wêê pour porter ce projet et mettre à disposition des bailleurs sociaux ce foncier.

    La Société immobilière de Nouvelle-Calédonie (SIC) et le Fonds social de l’habitat (FSH) procèdent ainsi à la construction des villas, qu’ils loueront pour une première période de 30 ans au terme de laquelle elles reviendront au GDPL. Celui-ci examinera alors les suites à donner (poursuite du partenariat avec les bailleurs ou gestion en direct, par exemple).

A savoir également, l'Agence de Développement Rural et d'Aménagement Foncier (ADRAF), vous accompagne sur les outils de développement sur terres coutumières : L'acte coutumier, le procès verbal d'assemblée générale du GDPL, le bail. Consultez la brochure de présentation.